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REGLEMENT OFFICIEL DU COMBAT-COMPLET

Appliqué lors de Big-Fight 3 



 



I. Surfaces d'évolution

 

Les combats ont lieu sur tatamis.
Une surface de combat mesure au minimum 6m X 6m. Elle est divisée en 2 zones de couleurs différentes.
Elle se compose d'une zone centrale carrée de 4m X 4m minimum, ceinte d'une zone de sécurité large de 1 m, matérialisée par des tatamis de couleur différente à ceux de la zone centrale.
Les combattants peuvent évoluer à leur aise au sein de ces 2 zones.
Chaque surface de combat est circoncise par une bande de sécurité de tatamis, large d'au moins 2 m.

 


II. Présentation et équipement des combattants


2.1. Tenue générale :

 

Chaque combattant doit avoir une hygiène irréprochable et une apparence correcte.

Les tenues des combattants doivent être propres, repassées et sans déchirure.
Chaque participant peut combattre dans la tenue de sa discipline (avec ou sans veste), mais cette tenue doit comporter au moins un short (ou un pantalon) et un tee-Shirt (si pas de veste). Il est interdit de combattre torse-nu.

Le port de lunettes, bijoux ou de tout autre objet susceptible de blesser l'un ou l'autre des combattants est interdit.
L'usage de produits gras (crème, vaseline...) ne doit se faire qu'en cas d'absolue nécessité, et en aucun cas perturber les conditions normales de déroulement du combat.
Le port de lentilles de contact rigides est interdit. Si nécessaire, utiliser des lentilles souples.

D'une manière générale, la tenue ne doit pas comporter de pièce pouvant mettre en danger la sécurité des participants
Chaque combattant devra veiller à se munir d'une tenue de remplacement, surtout si celle-ci s'avère fragile ou rapidement humidifiable par transpiration (tee-shirt)

Les ongles doivent être propres et coupés courts.

Les cheveux longs devront être attachés au moyen d'un élastique (pinces rigides interdites), et ce, de manière efficace.

Les maintiens de cheveux ou ajustements de tout autre élément de la tenue, doivent être suffisamment solides pour ne pas gêner le bon déroulement des combats. En cas contraire, et si les interruptions en résultant devenaient trop fréquentes, l'arbitre peut sanctionner le combattant fautif.

Le rhabillage ou le réajustement d'une pièce de la tenue ne peut se faire qu'au commandement de l'arbitre. Toute action de ce type à l'initiative d'un combattant sera sanctionnée (afin d'éviter les interruptions intempestives de combat ou les tentatives de récupération physique).

D'une manière générale, les juges sont en mesure de décider si un ou plusieurs éléments de la tenue ou de l'hygiène, constituent une interdiction de participer ou de poursuivre le combat.
En cas de tenue endommagée, le combattant disposera d'un délai de 2 minutes pour en changer. En cette circonstance, il sera accompagné au vestiaire par un officiel.

 
2.2. Protections individuelles :

 

A l'image de la tenue, les protections individuelles ne doivent présenter aucune propiété susceptible de mettre en danger la sécurité des pratiquants.
En conséquence, elles doivent toutes être composées uniquement de matériaux souples (à l'exception de la coquille).
Tous matériaux rigides (métal, cuir bouilli ou plastique dur) sont donc à proscrire.

Sont obligatoires :
- 1 paire de mitaines, dont le taux d'absorption d'énergie (amorti) est jugé acceptable. Se référer à la liste des modèles autorisés par la C.N.C.C.
- 1 paire de protège-tibias en mousse
- 1 coquille

- 1 protège-dents

Sont tolérées :
- Chaussures souples à semelle lisses et ne comportant pas de pièce rigide (type lutte, boxe, taekwondo)
- Genouillères et coudières en mousse

D'une manière générale, les juges ont autorité pour décider si un ou plusieurs éléments de la tenue constituent une interdiction de participer ou de poursuivre le combat.

 

2.3. Présentation au combat :

 

A l’appel de son nom par les commissaires sportifs pour participer à un combat, le combattant dispose d’une minute pour rejoindre la place qui lui aura été assignée sur le tapis.

Passé ce délai, le combattant sera déclaré forfait.

 

III. Durées des combats


3.1. Combats de la phase de sélection :

 

Est définie comme phase de sélection, l'ensemble des combats ayant lieu jusqu'aux quarts de finale.

Les combats se déroulent en 2 reprises d'une durée de 2 minutes chacune.
Un temps de repos de 30 secondes sépare chaque reprise

En cas d'égalité à l'issue de ces 2 reprises, une reprise de prolongation aura lieu (toujours de 2 minutes).
Si au bout de la prolongation, aucun nouvel avantage n'a été marqué, il y a décision immédiate et sans concertation de la part des juges. Le vainqueur est le combattant bénéficiant de la majorité des suffrages des juges.

Les temps d'arrêts ordonnés par l'arbitre ne font pas partie du temps de combat.

 
3.2. Combats de quart de finale, demi-finale et finale :

 

Les combats se déroulent en 2 reprises d'une durée de 3 minutes chacune.
Un temps de repos d'au moins 30 secondes sépare chaque reprise

En cas d'égalité à l'issue de ces 2 reprises, une reprise de prolongation aura lieu (toujours de 3 minutes).

Si au bout de la prolongation, aucun nouvel avantage décisif n'a été marqué, il y a décision immédiate et sans concertation de la part des juges. Le vainqueur est le combattant bénéficiant de la majorité des suffrages des juges.

Les temps d'arrêts décidés par l'arbitre ne font pas partie du temps de combat.

 


IV. Ethique

 

Les combattants devront adopter une attitude digne et respectueuse tout au long de la manifestation, aussi bien lors des combats, que le reste du temps.

Plus que tout, le respect de l'adversaire et de son intégrité physique est primordial.

Au cours des compétitions, les combattants sont tenus d'accepter sans contestation et de respecter toutes les décisions de l'arbitre.

Quelle que soit l'issue du combat, les combattants doivent conserver une attitude digne, humble et respectueuse. Les manifestations exacerbées de mauvaise humeur ou démonstrations de joie intempestives pouvant être interprétées comme des marques avilissantes et irrespectueuses pour l'adversaire, le corps arbitral ou le public sont néfastes pour l'image de la discipline.

L'observation de ces quelques règles élémentaires est indispensable pour forger une bonne image de marque du combat complet.

Le protocole de présentation (entrée sur le tatami, saluts…) devra être respecté. Un rappel sera effectué lors du briefing de chaque compétition.

 

 

V. Comment se gagne un combat

 

Un combat peut être remporté :
- par K.O (technique ou physique)
- par soumission (clé ou étranglement), concédée par la manifestation de l'abandon d'un combattant ou décidée par l'arbitre dans le cas où le refus d'abandon de la part du combattant en position de soumission mettrait en danger son intégrité physique alors que sa défaite est indiscutable.
- Par avantage technique (aux points par nombre de reprises remportées)
- Par abandon, forfait ou disqualification de l'adversaire  

A la fin de chaque reprise, s'il n'y a pas eu de victoire décisive, chaque arbitre donne 1 point au combattant qu'il estime avoir dominé le combat. S'il est difficile de déterminer qu'un combattant ait dominé l'autre, les arbitres accordent leurs points au plus actif.
La reprise est alors accordée au combattant ayant la majorité des points.

Si à la fin des 2 reprises initiales il y a égalité, une reprise de prolongation est engagée, dès les 30 secondes de repos écoulées.

 


VI. Techniques autorisées


6.1. Debout :

 

- Percussions sur tout le corps, à l'exception de la colonne vertébrale (de la nuque au coccyx) et sur partie inférieure de la coquille.

- Frappes des poings (uniquement avec la partie rembourrée de mousse)
- Frappes des pieds, tibias et genoux
- Les blocages et coups d'arrêt avec la plante du pied sur la partie haute de la coquille sont tolérés, uniquement lorsqu'ils sont utilisés en contre (phase défensive) et dans une direction horizontale.

- Les Frappes avec les avant-bras sont tolérées, sauf au niveau du triangle facial.
- Projections et amenées au sol

- Techniques de contrôle (voir les restrictions spécifiques dans le paragraphe 7 "techniques prohibées" ci-dessous)
- clés sur toutes articulations, strangulations


6.2. Durant la liaison debout-sol (lorsque l’un des combattants est debout et l’autre au sol) :

 

a)    Percussions :

- lorsque son adversaire est au sol et alors que lui même  reste debout, le combattant n’a plus le droit d’utiliser aucune percussion durant la phase de liaison.

- le combattant au sol à la possibilité de continuer à utiliser les percussions sur le combattant resté debout, de la manière dont elles ont été définies dans l’article 6.1.

 

b)    Contrôles et soumissions :

- toutes les techniques de contrôle et de soumissions autorisées sont réalisables, par l’un ou l’autre des combattants.

 

6.3. Au Sol :

 

- Percussions sur tout le corps, à l'exception de la tête et du visage, du cou, de la coquille, de la totalité de la zone dorsale et de la colonne vertébrale (de la nuque au coccyx)

- Frappes des poings (avec la partie rembourrée du gant)
- Frappes des pieds, tibias et genoux

- Les Frappes avec les avant-bras sont interdites au sol.
- Techniques de contrôle et/ou de soumission (cf. les restrictions spécifiques dans le paragraphe 7 " techniques prohibées")
- Clés, strangulations

- Techniques d'immobilisations (empêchant l'adversaire de se relever ou d'effectuer toute action offensive efficace)

- Immobilisations ventrales ou dorsales
- Immobilisations par constriction : Un combattant maîtrise son adversaire en l'enveloppant de ses jambes et de ses bras en contact ventro-dorsal. Position acceptée lorsque le combattant actif est sur le dos, sur le côté et en position quadrupédique.


Note au sujet des clés : le combat complet est une compétition sportive, les techniques de clé doivent par conséquent être considérées comme des moyens de maîtriser et non des moyens de détruire. Elles ne devront donc jamais être portées au-delà des limites articulaires.

Lorsqu'une clé est considérée comme suffisamment engagée et que le combattant ne manifeste pas son abandon, l'arbitre a complète autorité pour arrêter le combat et désigner comme vainqueur, l'auteur de la clé.

Tout combattant blessant volontairement sont adversaire se verra immédiatement disqualifié, et ce, pour l'intégralité de la compétition.
Afin de respecter l'esprit sportif et l'intégrité physique des participants,les termes « techniques de luxation, dislocation ou similaires » ne sont pas évoqués.

 

 

VII. Techniques prohibées

 

Par définition, toutes les techniques ne figurant pas au chapitre des techniques autorisées sont interdites.

D'une manière générale :

- Il est interdit de tirer les cheveux, les oreilles, de pincer la peau, les parties génitales, de mordre, de tordre les doigts.
- D'accomplir toute action, geste ou prise ayant pour but de blesser l'adversaire
- De porter des techniques pouvant mettre en danger la vie de son adversaire ou pouvant provoquer des fractures, luxations ou autres traumatismes graves.


7.1. Percussions interdites

 

- Coups de tête
- Coups de coude
- Coups avec une partie du poing ou de la main non couverte par une surface gantée et suffisamment rembourrée (paume, marteau du poing...)
- Coups de genoux à la tête ou au visage
- Coups en attaque sur la coquille et notamment portés de bas en haut ou sur sa partie inférieure
- Toutes frappes portées sur une articulation, dans une direction pouvant entraîner une blessure (en particulier au niveau du genou d'une jambe en appui)
- Toutes frappes portées sur le cou ou la colonne vertébrale
- Toutes frappes ou pressions avec un doigt sur un oeil

 

7.2. Clés interdites

 

- Clés de cou en flexion vers l'arrière ou vers le côté ainsi qu'en rotation des cervicales
- Toute tentative de clé non maîtrisée, ou exécutée avec l'intention manifeste de blesser
- Toute clé involontaire résultant d'une action non maîtrisée
- Clés aux doigts (NB : si la saisie est effectuée simultanément sur au moins 3 doigts, elle est considérée comme un contrôle et non plus une clé. Cette saisie est tolérée)


7.3. Projections interdites

 

- Projections sur la tête ou la nuque
- Projections de hanche ou d'épaule, réalisées avec une flexion du tronc supérieure à 135°, plongées en enroulées, la tête de l'auteur prenant ou risquant de prendre appui sur le sol avant que l'adversaire n'ait été projeté (risque de fracture des cervicales pour l'auteur de la projection)

 
7.4. Strangulations interdites

 

- Strangulation par enroulement du cou avec la ceinture
- Strangulations à pleine(s) main(s)
- Toutes techniques présentant un risque de blessure à la trachée

 

7.5. Autres actions interdites


Il est de plus, strictement interdit :

- De se cramponner ou de s'accrocher au tapis.
- De rentrer la main ou un doigt dans une manche de l'adversaire (veste, tee-shirt, short ou pantalon) ou à l’intérieur de ses gants ou autres protections.

- De détériorer volontairement toute pièce de la tenue de l’adversaire (arrachement d’un vêtement ou d’une protection non adaptée à la saisie)

- D’utiliser un objet non autorisé, de recourir à une aide physique extérieure…

 

De manière générale, sont prohibées, toutes les actions contraires à l’éthique ou à l’esprit sportif.


VIII. Fautes donnant lieu à pénalité

 

8.1. Fautes Techniques

 

On entend par fautes techniques toutes les actions mineures pouvant perturber la régularité du combat. Elles feront l'objet d'un avertissement gratuit de la part de l'arbitre puis de pénalités croissantes en cas de récidive.

La troisième pénalité technique entraîne la disqualification de son auteur.

 

On compte parmi les fautes techniques :

- l'exécution involontaire et sans conséquence d'une technique prohibée ne mettant pas l'intégrité physique de l'adversaire en danger
- Le fait de s'agripper au tapis
- L'introduction d'un ou plusieurs doigts dans une manche ou une protection de l'adversaire

 

 
8.2. Fautes d'attitude


Elles feront l'objet d'un avertissement gratuit de la part de l'arbitre puis de pénalités croissantes en cas de récidive.

La troisième pénalité d’attitude entraîne la disqualification de son auteur.

 

On compte parmi les fautes d’attitude :

- les sorties volontaires de la surface de combat
- non-combativité
- toute action réalisée dans un but d'anti-jeu ou de blocage exagéré destinée à empêcher l'adversaire de prendre l'avantage ou à gagner du temps (ex : un combattant ceinture son adversaire et le pousse hors de la zone de combat)
- utilisation de la tenue dans le but de perturber un combat (ex : mal nouer sa ceinture afin qu'elle tombe lors du combat et profiter ainsi de temps d’un récupération non autorisé durant la phase de rhabillage)
- le fait de réajuster sa tenue ou de se rhabiller sans que l'arbitre ne l'ait demandé

- la non-présentation à sa place de salut lors du commandement de l’arbitre (après un temps de repos). Si immédiatement après le 3ème appel de l’arbitre, le combattant n’a toujours pas rejoint sa place, celui-ci sera déclaré forfait.
- manque de dignité

 

Une «sortie de surface de combat» à lieu lorsque :
- En position debout : un combattant prend un appui à l'extérieur de la surface de combat.
- Au sol : lorsque la totalité du corps d'un des deux combattants se trouve hors de la surface de combat.



8.3. Sanctions donnant lieu à disqualification immédiate

 

- Exécution d'une technique dangereuse ou prohibée avec volonté manifeste de blesser l'adversaire
- Manque de respect à un adversaire ou à un juge

- Manquement grave à l’éthique ou à l’esprit sportif.

 
IX. Coaches

 

Chaque combattant a droit à 1 coach.
Celui-ci se tient assis en bordure du tapis, sur une chaise prévue à cet effet.
Son rôle consiste à conseiller son combattant.
Il doit être vêtu d'une tenue civile correcte (shorts et débardeurs interdits) ou d'un survêtement, en aucun cas d'une tenue de combat.
Comme pour les combattants, son attitude doit être digne et respectueuse.
Ses interventions doivent être suffisamment discrètes pour ne pas perturber le bon déroulement des combats.
En cas de manquements, les juges ont autorité pour effectuer des rappels à l'ordre à destination des coaches.

Le coach est sportivement solidaire du combattant qu’il conseille.
En cas de débordements excessifs les juges ont autorité pour faire expulser un coach, voire pénaliser ou disqualifier son combattant.

 

 




Règlement offciel du Combat-Complet
Il s'agit d'un règlement général, les détails spécifiques (arbitrage, administration sportive...) sont définis par les règlements propres à chaque spécialité.

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